Séminaires à venir
Un système d’involution, c’est-à-dire un groupe W engendré par un ensemble d’involutions S, est naturellement muni d’un ordre faible obtenu en orientant le graphe de Cayley de (W,S). Les systèmes de Coxeter constituent l’exemple le plus connu de tels systèmes. Dans ce cas, Björner a montré que l’ordre faible est un demi-treillis complet pour l’opération d’infimum (meet), fait qui a de nombreuses applications importantes dans l’étude des systèmes de Coxeter et de leurs structures associées.
Dans cette exposé, nous aborderons principalement la question des systèmes d’involutions en général, et en particulier de ceux dont l’ordre faible est un demi-treillis complet pour l’infimum (les groupes Cactus en font partie par exemple). J’expliquerai en particulier comment la structure de demi-treillis permet, dans le cas des graphes de Cayley bipartis, d’obtenir une présentation par générateurs et relations ainsi qu’une classification de ces systèmes en rang 3. Si le temps le permet, je parlerais aussi de quelques problèmes naturels qui se posent comme par exemple l'existence de représentations géométriques ou de savoir si leurs graphes de Cayley sont “médiangles”, notion introduite par Genevois au début 2020.
(basé sur un travail en commun avec F. Dos Santos et A. Trufanov.)
Fano varieties are among the fundamental building blocks of algebraic varieties, and their investigation is a central question in birational geometry. The Mukai conjecture concerns their geography, predicting a relationship between the Picard rank and the divisibility of the anti-canonical divisor.
In this talk, I will present a proof of the Mukai conjecture for spherical varieties, a large class of normal varieties with a group action that generalises toric, flag, and symmetric varieties. Our approach combines two strategies: the study of rational curves on Fano varieties and decomposability properties of the anti-canonical divisor. This allows us to connect the spherical Mukai conjecture to a geometric characterisation of toric varieties via log-canonical pairs conjectured by Shokurov. The latter is a key step in our proof, reducing one part of the question to the toric case, which was proven by Casagrande.
This is joint work with Giuliano Gagliardi and Heath Pearson. No prior knowledge of spherical varieties will be assumed.
Dans cet exposé, nous introduirons brièvement le lien entre les champs de vecteurs homogènes dans et les structures affines sur la sphère de Riemann moins un nombre fini de points. En particulier, cette correspondance permet de décrire, du moins théoriquement et sous certaines conditions, la dynamique en temps réel d'un champ de vecteurs homogène à partir du flot géodésique sur la surface affine correspondante. Nous nous concentrerons sur des exemples de champs de vecteurs bien précis menant à des structures affines particulièrement simples, sur lesquelles le flot géodésique induit une famille d'échanges d'intervalles. Cette réduction à une dynamique discrète sur le cercle permet, in fine, de comprendre la dynamique du champ de vecteurs initial. Enfin, si le temps le permet, nous aborderons les nombreuses questions qui restent à ce jour ouvertes et les pistes envisagées pour y répondre.
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Étant donnée une suite sur un alphabet , le stabilisateur de , , est l'ensemble des endomorphismes de qui ont pour point fixe. Le stabilisateur est un monoïde. On sait qu'il peut être infiniment engendré mais aussi cyclique. Je m'intéresserai au cas où est uniformément récurrente et mettrai en évidence un résultat de J. Honkala de 2007 qui permet de simplifier des preuves de résultats connus, comme la cyclicité pour la suite de Morse ou celle de Fibonacci, mais aussi d'obtenir des résultats très généraux, à moindre frais, concluant au caractère abélien ou finiment engendré de ce stabilisateur.